On a peut être embarqué une fille en scooter dans Paris un soir. Les lignes droites des quais de Seine, là où ” l’ombre du fleuve monte jusqu’au tablier du métro et ses lampadaires en chapelets” ( L.F Céline ) me plaisent beaucoup ces temps-ci. A un feu rouge près de Jaurès, un vieil indien sur un scooter bricolé, bardé de scotchs, me regarde et me pointe du doigt son scoot’ avec un sourire malicieux : ” Ca, mécaniciens de merde. Scooter en plastique. Toi, c’est bon. Vespa, ça dure.” On aurait dit une pub.
Pas grand chose qui arrive à la botte d’une soirée/ nuit passée en scooter à vadrouiller dans Paris, au fond. Le bourdonnement rassurant qui rappelle l’Inde et ses myriades de faux Vespa poussiéreux, chouettes, bruyants. Les quais, Eiffel Tower en papier peint, les pavés de la place de Clichy, le Boulevard Blanqui, la tôle de l’engin qui frémit quand on passe la quatrième. Paris est bath la nuit en scooter. La journée, beaucoup moins évidemment. Il aurait fallu que Desnos puisse se balader en scoot’ pour nous décrire la nuit sur le Pont au Change, et Aragon, et Brecht bien sur. Le Vespa, arme poétique rongée de modernité, pour un éloge du déplacement urbain… quand il ne tombe pas en panne.
S’il te plait Marc, emmène-moi en scooter une de ces nuits.
On ira faire semblant d’être en vacances à paris.
Je sais, pour hier soir, j’ai merdé. C’est la faute de l’Italie.
myrtille
D’accord pour le voyage en scooter, Mademoiselle Z. On prendra les quais, on rigolera du Zouave du pont de l’Alma. Au plaisir
Marc